La dégustation du vin au nez

C’est la deuxième partie de la dégustation, nous avons précédemment découvert la première partie d’une dégustation facile et réussie du vin qui était la dégustation du vin avec la vue.

Cette seconde partie est vraiment plus agréable, c’est celle qui va vous mettre l’eau à la bouche, celle qui va vous donner un avant-goût de ce que sera votre vin. Mais encore une fois, pour tous néophytes cela n’est pas toujours facile de savoir si un vin est bon ou non rien qu’au nez… bien entendu cela est toujours un peu compliqué de dire si un vin est bon ou non, l’important c’est qu’il vous plaise à vous et que son bouquet et ses arômes vous fasse rêver ou vous sentir bien, voire qu’il vous fasse voyager dans vos plus beaux souvenirs oubliés jusque-là.
Pour l’équipe de Tastavin, l’important dans une dégustation réussie ce n’est pas la note finale du vin, même si boire un vin d’exception est fantastique et inoubliable cela n’aurait pas la même saveur sans les valeurs du partage et de la convivialité.

la dégustation du vin au nez

Comment juger du nez d’un vin.

Commençons par remplir, comme dans la première partie de la dégustation du vin, son verre de vin à 1/5 (nous conseillons toujours d’utiliser un verre de vin de type tulipe afin que les odeurs ne s’échappent pas trop facilement). Trop remplir son verre empêcherait l’oxygénation et ne laisserait pas assez de place dans le verre pour que les odeurs puissent se développer.

L’arôme et le bouquet quelle différence ?

Lors d’une dégustation du vin au nez nous faisons la différence entre deux types d’odeurs : l’arôme et le bouquet. Nous allons vous expliquer ces termes.

L’arôme

Il y a trois types d’arômes :

L’arôme primaire qui représente l’odeur du raisin, du cépage.

L’arôme secondaire qui représente l’odeur dû à la pré-fermentation et la fermentation

L’arôme tertiaire est l’odeur que prendra un vin en vieillissant en fût, barrique ou en bouteille.

Le bouquet

Lorsque l’on parle de bouquet du vin on parle uniquement de l’arôme tertiaire qui est l’arôme que prend le vin après sa fermentation.

Par exemple : un vin très jeune n’étant pas destiné à la garde comme les vins nouveaux n’ont pas de bouquet mais seulement un arôme.

Il existe un peu plus de 600 arômes pour qualifier et identifier un vin comme les odeurs de fleurs et des arbres, les fruits, les épices, le humus, les cuirs etc…

Exemples d’arômes faciles à identifier :

Pour le Beaujolais : la fraise Tagada

Pour les vins de Loire : le poivron vert

Pour les Bourgognes rouges : la framboise

Pour le Cabernet-sauvignon : le cassis

Pour les Sancerres : l’herbe

Pour un Gewürztraminer : le litchi

Pour un Chardonnay de Bourgogne : la noix et le marron grillé

Conseil Tastavin : Amusez-vous à faire des dégustation chez vous, entre amis, en commençant par identifier les arômes puis passer à des dégustations à l’aveugle et augmenter au fur et à mesure la difficulté.

le partage de la dégustation du vin au nez

Comment bien sentir les arômes du vin lors de la dégustation ?

Cela aurait peut-être dû être traité dans un premier temps, mais nous voulons que les lecteurs prennent leur temps de bien lire avant de passer à la dégustation au nez. Et nous espérons que vous êtes prêt à vous mettre des arômes plein les narines.

Prenez votre verre de vin en posant la base sur votre index replié et en faisant la pince avec votre pouce puis approchez le et inspirer doucement. Un nez dit « dense » pourra se ressentir juste de cette façon. Lorsqu’un vin présente un défaut, l’odeur est tellement particulière que vous ne devriez pas avoir de mal à l’identifier.

Oxygéner son vin pour faire ressortir les arômes

Pour mettre son vin en contact de l’air afin de libérer les arômes, il suffit de faire tournoyer son verre en rond. Si faire tourner son verre est encore un peu compliqué, vous pouvez également le poser à plat sur la table et faire des mouvements circulaires en tenant la tige du verre.


Conseil Tastavin : les droitiers doivent faire tourner leur verre dans le sens inverse des aiguilles d’une montre et les gauchers dans le sens des aiguilles d’une montre afin que, si le vin s’échappe de votre verre, il soit projeté sur vous et pas sur votre voisin d’en face.

C’est bon vous pouvez à présent prendre une gorgée de vin et le garder dans la bouche tout en l’oxygénant (aspirer de l’air comme si l’on sifflait en aspirant). Les arômes devraient rapidement se développer dans votre cavité nasale en même temps que l’air.

Il est bien entendu compliqué de se limiter à l’arôme et au bouquet d’un vin une fois que nous avons déjà pris une première gorgée. C’est pour cela que nous vous invitons dès à présent à suivre la troisième étape : la dégustation de vin au palais.